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UN CONTE DE FEE

(L’œil du cyclone)

Je suis agent d’entretien à la centrale atomique. Tout le monde m’appelle Vladimir. Je n’ai pas de nom de famille. On m’a trouvé le soir de la Saint-Vladimir emmailloté tant bien que mal et c’est une chance qu’on ne m’ait pas trouvé la veille. Je vis dans un gourbi à la lisière de la ville. Assez tôt j’ai commencé à aider les voisins, puis les gens du quartier, de petits travaux insignifiants qui rendent bien service. Je n’ai rien étudié mais j’apprenais bien.

C’est ainsi que je me suis trouvé cet emploi. Tous les travaux subalternes et peu gratifiants mais indispensables à la bonne marche générale m’incombent et je les accomplis à mon rythme sans avoir à rendre compte, du moment qu’ils sont faits. La dizaine de cadres qui tient la tête de l’usine se repose sur moi pour tous ces détails et chacun pense que je suis à son service exclusif.

Depuis deux ans, j’ai une amie. Elle vient souvent, reste avec moi deux ou trois jours puis disparaît, toujours enjouée et tendre. Je devine qu’elle n’est pas de mon monde, à sa façon d’arranger la disposition de mes affaires dans mon gourbi, mon palais.

Mon cerveau n’est que du vent, une brise légère et douce, et seul mon corps connaît ce qui me fait travailler, les gestes précis ou le coup d’œil expert. Ce soir mon amie est là mais je dois m’absenter pour la nuit. Un exercice surprise commence à la centrale et la présence de tous est requise. Comme toujours je n’aurai rien à faire sinon regarder ces messieurs boire : les exercices sont le prétexte à des libations loin des familles. Pourtant, il règne une atmosphère de complot dans la grande salle. Chacun des dix pontes me prend à part et me confie une tâche, ce qui m’en fait dix à accomplir en secret pendant la nuit. Sans rien savoir, je vois bien qu’elles sont incompatibles entre elles. Nul besoin de compétence : une vanne doit être ouverte ou fermée, et non les deux à la fois.

Transparent à leurs yeux, ils n’hésitent pas à répondre à mes questions me croyant leur confident. Par recoupement je comprends que le Grand-Chef-de-la-Capitale-de-Toutes-les-Provinces doit venir le lendemain matin et que chacun tente de saboter le travail de ses chers collègues afin d’apparaître au dernier moment et devant le Grand Chef, surnommé le Tsar tant il est redouté, comme le sauveur ultime. Histoire de devenir enfin seul Calife de l’usine.

La brise légère qui me sert de pensée se met à souffler en rafales, signe annonciateur de tempête. Il me faut surveiller la nuit de près, je suis le lampiste de cette affaire. Je me faufile dans la salle de contrôle où personne ne me remarque bien que m’ayant vu, de l’avantage de la transparence prolétaire. Les beuveries battent leur plein. Les écrans de surveillance semblent en détresse, ils clignotent comme jamais, des signaux sonores s’entrecroisent, des voyants grillent sous mes yeux, l’alcool de grain continue de brûler les gosiers insatiables. Soudain une sirène se met à hurler, et cette fois plus personne ne peut l’ignorer. Les dix ivrognes, car ils ne sont plus ni chefs ni ingénieurs ni savants, juste des ivrognes, sont au diapason des écrans et clignotent d’incertitude. Plus aucune manœuvre ne peut interrompre l’emballement du réacteur, chacun ayant provoqué de quoi empêcher les autres de ralentir la fission ; les crayons de combustible commencent à fondre.

Mon amie m’attend devant la centrale dans un petit café que nous aimons bien. Il y a désormais danger mortel pour elle, seule la salle de contrôle est protégée d’un accident majeur. Cette idée me donne des ailes et me propulse aux tableaux de commande, tout à coup je sais quoi faire, je ne sais pas pourquoi je le sais mais je le sais, à force de les voir pianoter et entendre ânonner les consignes. Il faut pousser huit boutons poussoirs (forcément) dans un ordre bien défini pour que les circuits de vapeur se remettent en route et que les alternateurs repartent à pleine puissance. L’opération prend une heure sous les yeux effarés des chefs devant ce qui ressemble à un barbarisme technique majuscule, une hérésie capitale.

Les rafales de vent dans ma tête sont devenues un véritable ouragan qui balaye tout, seule importe la survie de ma belle. Et, c’est magique, les écrans s’apaisent, la sirène se tait. Toute cette énergie balancée dans le réseau à grand renfort d’alternateurs poussés à bout permet de ralentir enfin le processus d’autodestruction, de solidifier les bouts de crayon déjà perdus et de laisser le temps de trouver une solution durable, car tout dépend désormais de la bonne volonté des matériels sollicités au-delà du raisonnable. J’aurai de la chance, le pays aussi, la panne interviendra trois semaines plus tard quand tout aura été mis à l’abri.

Le cyclone mental est à son comble quand arrive enfin le Tsar. Je vois à leur regard à qui mes chefs vont tous faire porter le chapeau, pour une fois d’accord. Il convoque tout le monde dans la grande salle, je ne peux me défiler. Des appariteurs musclés me placent au premier rang. Le Tsar et son escorte entrent sur l’estrade. Le cyclone vient de passer en catégorie cinq, aucun œil en vue. On m’a souvent expliqué que l’œil du cyclone n’est pas le pire moment de la catastrophe, mais le meilleur, celui où l’on croit que tout s’apaise pendant quelques heures avant que tout ne reprenne plus violemment que jamais, et dans l’autre sens. Œil ainsi doublement trompeur.

Dans l’escorte du Tsar, une fille. Stupeur, c’est mon amie. Silence total en moi, le vent vient de tomber, m’y voilà dans ce fameux œil comme une glaciation de l’esprit. Paralysé, terrifié, statufié. Tant de question surgissent qu’aucune ne franchit le seuil de l’exprimable. Je n’entends pas le discours du Tsar où chacun en prend pour son grade à voir leurs têtes basses mais comme je n’en ai aucun, de grade, il n’est pas question de moi.

Le voici qui me demande de monter sur l’estrade. Une force obscure me soulève et me pousse sur le petit escalier latéral. Je suis debout dans le projecteur et dans le silence de mort de ma tête. Elle est là, tout près qui me regarde sous ses cils immenses et tendres, ils sont tous là en bas qui me regardent comme un peloton d’exécution, il est là le Tsar qui me regarde d’un air circonspect. Pourtant c’est bien lui qui me parle, qui me félicite, qui me fait applaudir par ceux-là même qui ne me voyaient même pas il y a quelques heures. C’est bien lui qui me nomme Calife Unique de l’Usine avec mission de remettre en route le réacteur endommagé une fois maîtrisé.

Avec un à propos extraordinaire, mon amie alors se met à parler interrompant le Tsar dans sa péroraison, acte en principe insensé ; elle dit de cette voix mutine que j’aime : « Papa, c’est cet homme que je veux épouser », en me montrant du doigt. Je suis dans l’œil du cyclone et ma petite amie est la fille du Tsar. Je me souviens de la leçon : « profite des quelques heures de calme pour renforcer ce qui doit l’être, car les vents vont reprendre dans l’autre sens et tout ce qui a tenu, ébranlé, sera emporté ». Voilà ce que je dois faire tout de suite, sinon pauvre de moi !

J’ai marié la fille du Grand Chef. Cerné par la haine des messieurs bien comme il faut, j’entends dans ma tête le hurlement des vents de l’enfer qui m’attendent désormais pour me descendre du piédestal où les vents précédents m’avaient porté sans que je l’aie voulu.

A nous deux, l’œil !

"les contes à dormir debout" de Michel

 PERE NOEL EN FUITE

 

Le Père Noël était coincé en ce soir du 24 décembre 1942. Il faisait un froid épouvantable et n’en déplaise aux beaux esprits qui ricanaient qu’à Noël il fait toujours froid, il faisait beaucoup plus froid que froid et même le ciel étoilé était verglacé. Il avait dérapé dans un virage en pente de la voie lactée et s’était enfoncé dans le bas-côté entre Bételgeuse et Andromède. Impossible d’en sortir.

Plus personne n’allait passer dans le coin, sauf bien entendu l’inévitable patrouille allemande. « C’est bien ma chance, pensa Harry Baur dans son déguisement de Père Noël, moi qui croyait être définitivement invisible ». Trop sûr de lui, il n’avait même pas emporté son ausweis, et les costumes de renne dont il avait affublé ses trois mules commençaient à partir en charpie.

Il ne fallut pas longtemps aux soldats pour éventer la comédie, contrariété supplémentaire pour un grand acteur comme lui, et pourtant ce soir là ils n’avaient pas du tout envie de faire du zèle. Mais ce n’était pas permis d’être à ce point cousu de fil blanc, ils ne pouvaient fermer les yeux. Après un long moment d’efforts, le chariot était lourd, le terrain plus glissant que jamais, la neige tombait à travers le ciel noir, et les mules faisaient de la résistance, ils réussirent à redresser l’attelage et quittèrent Orion pour emmener tout ce petit monde à la kommandantur. Harry Baur quant à lui était résigné.

Malgré l’heure tardive, et après avoir renvoyé les soldats dans leurs foyers réquisitionnés, visiblement épuisés par l’aventure, l’officier de garde décida d’interroger ce père noël inhabituel que chez lui on appelait Santa Klaus. Il aimait interroger les gens, une sorte de péché mignon, surtout les nuits de Noël. Après tout, cet énergumène massif était peut-être un aviateur anglais, un espion américain, un terroriste, un juif. Ne l’avait-on pas déjà signalé comme juif, Harry Baur ? Il y a tant de gens soucieux de rendre service.

Il voulait en avoir le cœur net. Personne ne se souvient du nom de cet officier qui décida de sacrifier son réveillon pour faire éclater sa vérité et qui échoua : quatre mois plus tard il dut relâcher le citoyen Baur qui ne lui avait rien appris ne sachant rien, sans parler de l’entretien des mules et du parking du traineau. On peut l’appeler Hans, ce n’est pas garanti mais c’est commode.

Hans est celui qui, pour de mauvaises raison mais en est-il de bonnes, eut la peau du plus grand acteur français d’avant-guerre et peut-être de tous les temps. Hans a survécu à la défaite de son pays. Il est devenu homme d’affaires prospère et a voyagé à travers le monde. Un jour, se promenant sur Colombus à San Francisco, fatigué, il s’est assis sur un des rares bancs de l’avenue. A côté de lui se tenait un vieil homme qu’il reconnut aussitôt.

« Que faites-vous ici, Monsieur Baur ?

- Je ne suis pas monsieur Baur, bougonna le vieux. Je suis le Père Noël ».

Il n'est pas besoin d'aller loin
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"Lors de la visite en Bourgogne de l'Amicale,j'avais évoqué au cours de notre promenade en bateau sur la Saône l'introduction
accidentelle de ce poisson originaire des pays d'europe de l'est dans les années cinquante et les conséquences souvent néfastes sur la faune aquatique de l'arrivée de ce prédateur. Il me semble avoir parlé de poissons d'un mètre cinquante. On en est loin. Pour la petite histoire, ce poisson a été probablement remis à l'eau, ce qui fera hurler une grande partie des pêcheurs.

JC LAROCHE


Il n'est pas besoin d'aller loin pour prendre
du "gros".

Avis aux amateurs intéressés.

Les vitraux de Jéromes Schmitt
Les lampes de Jérome schmitt
les massifs de Vincent Hervas
La ferronnerie d'Alain Bos
la pêche de Jean-claude Laroche
La chasse à Jclaude Jayet,gibier ou poussière
Les pâtisseries de Jean Marie Nicoletti
Ils aiment Gabriel Boulay et Maurice Guillaud
Les huiles de René Moisan
Les scultures de René MOISAN
Les aquarelles de Hélène BRAUN
Nous étions jeunes et beaux
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Pierre Mignon, fournisseur de l'entreprise.

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Tarif 2015 Lequeux Mercier
LES BONNES ADRESSES DE L'EPICURIEN
LE CHAMPAGNE LES TARIFS
Vignoble Tourbiron au coeur du Périgord
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 le fils de notre ami Jean-Claude et Michelle Detilleux a abandonné la capitale et est
devenu un “vigneron heureux”. Il vous propose ses vins, découvrez ses tarifs et son site..

 Au coeur du Périgord dans une nature préservée, le Domaine s’étend sur un promontoire appelé « Tuque » en occitan, face à l’imposante forteresse du château de Biron et son village médiéval.
L’unique vignoble de Biron est engagé depuis cette année en conversion biologique, sur un terroir de grés les cépages Merlot, Cabernet Sauvignon et Cabernet Franc trouvent leur juste équilibre ; le Merlot donne sa souplesse et sa rondeur, le Cabernet sauvignon apporte le corps et le bouquet, le Cabernet franc apporte le fruité et l’arome. Une fois assemblés, ils produisent le vin « Tourbiron » d’un rouge cardinal, fruité et légèrement poivré qui saura séduire gastronomes et curieux des produits authentiques.
Le Domaine dont les vignes, les jardins et les espaces naturels sont ouverts au public offre également un gîte tout confort dans une maison de caractère au coeur d’un pays riche en patrimoine, gastronomie et activités culturelles et de loisirs : le Pays des Bastides en Périgord.
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LES PIEDS PAQUETS
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04 92 61 13 63

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PRODUITS ET TARIFS
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Jean-Claude Laroche a rencontré les propiétaires qui souhaitent se mettre en ligne sur notre site pour mieux vous satisfaire.

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Les prix mentionnés sur le tarif sont ceux pratiqués lors des journées parisiennes, soit livraisons franco par lot de 60 bouteilles, en deçà les frais de transport sont en sus.

Vous trouverez les tarifs sur le module ci-après, bonne dégustation.

TARIFS
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